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Photocopieurs, imprimantes… petit lexique des matériels d’impression

Parce que chez Print Value on vous parle souvent de copieurs, imprimantes, photocopieur, scanners, on s’est dit qu’il était temps de faire un petit point lexical sur ces différents termes.

Si vous ne connaissez pas la différence entre une imprimante thermique ou à impact, si vous n’utilisez le terme xérographie que lors d’une partie de scrabble, ou bien si vous vous demandez encore ce que votre fournisseur print désigne par “location MFP” dans tous les contrats qu’il vous fait signer… alors cet article est fait pour vous ! 🙂

Imprimante, photocopieur, traceur… le b.a.-ba de l’impression

Afin de distinguer ces trois périphériques d’impression, rien de plus simple ! Il s’agit de regarder précisément leur fonction :

L’imprimante

C’est un matériel permettant d’obtenir un document sous format papier à partir d’un fichier numérique. Le fichier numérique peut être une photo, ou bien un document construit grâce à un logiciel de traitement de texte, un tableur… Par conséquent, elle doit être connectée à un device (ordinateur, tablette…), pour fonctionner.

Le photocopieur, la photocopieuse, le copieur, la copieuse

Cet appareil ne peut pas transférer un fichier numérique en document papier; il ne fait que copier. Ses atouts sont qu’il reproduit des documents rapidement et à moindre coût. Il est donc totalement indépendant d’un ordinateur ou autre device.

Contrairement aux imprimantes qui utilisent des cartouches d’encre, le photocopieur reproduit grâce à la technique de la xérographie.

La xerogra-quoi?

**La minute histoire**

Ce mot barbare porte en lui toute une histoire. En 1938 Chester Carlson, un physicien américain, invente l’électrographie et vend son brevet à la Haloid Company.

Le système est ingénieux : chaque photocopieur est composé d’un cylindre métallique appelé tambour qui est recouvert d’une fine couche de poudre d’un matériau semi-conducteur. A l’origine c’est le sélénium qui était utilisé car ce matériau est conducteur à la lumière, aujourd’hui la poudre de toner (composée de plastique ou de résine) a remplacé le celui-ci. Au moment de l’impression, la poudre de toner se dépose sur le tambour, puis ce dernier en tournant transfère le toner sur le papier via un procédé électrostatique.

Dix ans plus tard, Robert Gundlach, améliore la technique, la renomme xérographie (du grec xeros : sec et graphein : écrire), et l’industrialise. La société Haloid est renommée Haloid Xerox en 1958 et devient Xerox en 1961.

Quant au duplicopieur ou risographe retenons simplement que ces appareils permettent la copie de gros volumes de documents, et ce à faible coût.

Le scanner ou numériseur à balayage

Il permet de numériser les documents, soit de les faire passer d’un format papier à un format numérique. Un rayon lumineux balaie le document : lorsque la lumière est réfléchie (donc en dehors d’un point d’encre), un signal électrique se déclenche. Le tout forme ainsi une image matricielle ensuite transmise à l’ordinateur.

Le traceur, l’imprimante grand format (ou plotter pour les anglophiles)

Sous ce terme mystérieux se cache des matériels pointus et adaptés à certaines professions. Les traceurs sont tout simplement des imprimantes très larges qui permettent d’imprimer des plans, des photos. Alors qu’une imprimante a pour format standard la taille A4, un traceur permet d’imprimer en A2, A1, A0 et même en 60 pouces (152.4cm de laize exactement!).


Un joli paquet cadeau

La plus grande bâche jamais imprimée en France mesurait 90m x 60m soit 5400 m2 et recouvrait… l’Airbus A380, tout simplement !


Ce matériel est utilisé dans les secteurs de la communication et des arts par les imprimeurs, reprographes et centres de reprographies dédiés, ou encore les musées. Mais aussi par les architectes et les bureaux d’études dont les plans doivent être imprimés en grand format.

**La 2e minute histoire**

C’est quand la CAO (conception assistée par ordinateur) se développe dans les années 1960, que les premiers traceurs apparaissent. Ceux-ci sont dits à plumes car ils sont composés d’une table et d’un porte-stylo motorisé présentant 2 bâtonnets en cellulose appelés plumes. Celles-ci sont installées dans une coque en mousse saturée d’encre et se déplacent en déposant l’encre sur le plan.

Une imprimante 2 en 1

Les premières imprimantes sont étroitement liées au secteur de la mécanographie. La mécanographie est tout simplement l’ancêtre de l’informatique ! Ce secteur a pour objectif de réaliser automatiquement des travaux de comptabilité, gestion ou statistiques au moyen, de cartes perforées ou par la saisie sur clavier.

L’imprimante d’alors (appelée tireuse en France jusque dans les années 1970) est à la fois une machine de calcul et un système d’impression. Ce n’est que dans les années 1970 que l’imprimante perd sa fonction de tabulatrice : elle devient un périphérique d’impression au service du super cerveau de l’ordinateur.

Les imprimantes impact : de la marguerite à la matricielle !

C’est en 1914 et 1921 que les premières imprimantes sont construites : elles sont à impact car elles présentent des barres porte-caractères. En 1933 le procédé des bandes Caroll permet d’entraîner le papier grâce à des roues à picots, ce qui permet de synchroniser l’impression et l’avancement du papier. Ces imprimantes impact tamponnent donc les feuilles au moyen d’un caractère et d’un ruban encreur : c’est le principe de la machine à écrire.

Par la suite, au cours des années 1970 les imprimantes à marguerite se répandent : ce nom poétique est dû à la tête d’impression qui se compose de pétales au bout desquels sont fixés les différents caractères. Cette fleur ou rosace tourne autour d’un axe motorisé pour placer le caractère à imprimer devant un marteau. Ce dernier frappe le caractère contre le papier à travers un ruban encreur. Cependant ces imprimantes sont très onéreuses, lentes (puisqu’il faut que la roue tourne à chaque fois pour présenter le caractère attendu) et font surtout un vacarme épouvantable, comparable à une rafale de mitraillette.

Les imprimantes à marguerite peinent à convaincre face aux imprimantes matricielles apparues en même temps.

Dans une imprimante matricielle dite par point, le marteau est remplacé par une série d’aiguilles alignées et propulsées par des électroaimants. Comptant entre 9 et 32 aiguilles, cette tête progresse le long de la ligne à imprimer et puise son encre dans le ruban encreur qui est situé entre la tête de l’aiguille et la feuille de papier. Les aiguilles déposent ainsi rapidement des petits points d’encre sur le papier : chaque caractère est formé d’une multitude de minuscules points. Plus le nombre d’aiguilles est élevé plus la qualité de l’impression est précise.

Dépassées les imprimantes matricielles?

Pas du tout !

Contrairement aux imprimantes à barres portes-caractères, les imprimantes matricielles sont plus répandues qu’on ne le pense ! Même si certains constructeurs abandonnent ce genre de matériel d’impression, les imprimantes matricielles sont encore très répandues dans certains domaines et Print Value parmi d’autres fournisseurs continue d’assurer la maintenance de ces matériels.

Vous connaissez ce bruit caractéristique du ticket de caisse qui s’imprime? Et bien ce petit boîtier anodin est en fait une imprimante matricielle ! Moins chères que les autres imprimantes, ce système d’impression permet aussi d’imprimer de manière plus pérenne qu’avec l’impression thermique.

Les imprimantes sans impact : laser et jet d’encre

L’imprimante laser

La xerographie vous vous souvenez?

Et bien il faudra attendre les années 1970 pour que Gary Starkweather (qui n’avait de tempétueux que le nom !) transpose ce procédé en l’adaptant vers un système d’imprimante. Sans impact donc plus silencieuses que les imprimantes matricielles ou à marguerite, les imprimantes laser offrent une excellente qualité de copie, permettent d’imprimer des graphiques, des images, et ont un prix de revient faible.

Cependant les premières imprimantes laser mises en ventes dans les années 1980 le sont à des prix faramineux : plusieurs dizaines de milliers de dollars, ce qui permit aux imprimantes matricielles de continuer à se vendre.

Actuellement les imprimantes laser sont vendues à des tarifs très accessibles et se démarquent par leur grande rapidité et leur prix de revient faible à partir d’un certain volume d’impressions.

L’imprimante jet d’encre

L’imprimante jet d’encre fonctionne quant à elle avec une tête d’impression percée de fins trous. Un système piézo électrique ou bien de chauffage permet l’expulsion de micro-gouttelettes d’encre (de l’ordre de 5 picolitres) qui se concentrent et forment les caractères sur le document qui s’imprime donc ligne par ligne. La qualité d’impression d’une imprimante jet d’encre est inégalée.

 


La tarte tatin du secteur de l’impression

C’est par erreur que l’imprimante à jet d’encre a été inventée par un chercheur de l’entreprise Canon. Celui-ci avait rapproché accidentellement une seringue remplie d’encre d’un fer à repasser. Comme tout liquide placé à proximité d’une source de chaleur, l’encre fit une bulle dans la seringue, et celle-ci fit sortir l’encre de la seringue.

L’impression jet d’encre était née !


 

Aujourd’hui, 2 technologies jet d’encre coexistent :

  • le Drop on Demand : seules les gouttelettes nécessaires sont projetées. La qualité d’impression est excellente.
  • Le Continuous Ink Jet : tous les trous de la cartouches projettent des gouttes d’encre mais des ondes électromagnétiques dévient celles non nécessaires à l’impression.

Des frontières de plus en plus brouillées

Tout cela vous paraît clair comme de l’eau de roche?

Vous n’êtes pas au bout de vos peines… En effet, aujourd’hui les limites entre copieur, photocopieur, imprimante, traceur sont de plus en plus brouillées.

Concernant les imprimantes, les constructeurs les ont dotées de scanners leur permettant de copier des documents papier, à l’instar des photocopieurs. Elles scannent aussi en réseau. Ce sont le MFP pour MultiFunctions Printer.

Du côté des photocopieurs, ils peuvent désormais se brancher sur les réseaux informatiques et par conséquent délivrer des impressions à partir de fichiers numériques. Ils ont aussi été dotés de scanners ce qui multiplie leurs fonctions.

En un mot : les copieurs comme les imprimantes sont devenus multifonctions. Ces appareils impriment, copient, scannent et faxent.

Complexifions encore un peu…

D’un point de vue technique le procédé de xérographie modifié pour convenir aux imprimantes à laser s’est répandu et est souvent utilisé pour les photocopieurs. Les photocopieurs sont donc souvent des imprimantes lasers coiffées d’un scanner.

Aujourd’hui les traceurs se sont modernisés afin de gagner en rapidité et en précision !
90% des traceurs fonctionnent avec la technologie jet d’encre, quand le reste utilise la technologie d’impression laser. En cela les traceurs ressemblent aujourd’hui fortement à des imprimantes grand format, puisqu’ils n’utilisent plus la technique du “tracé” pour imprimer. Les traceurs sont désormais également dotés de scanner pour les rendre multifonction…

Conclusion

Si les termes employés dans le secteur de l’impression n’ont plus de secrets pour vous, bravo !

Il est temps à présent de vous questionner sur la manière dont vous devez vous équiper… Les réponses à vos questions se trouvent dans notre article : Achat ou location d’imprimante professionnelle, ce qu’il faut choisir !

Si vous avez abandonné la lecture de cet article à la première explication technique ou à la énième contradiction des termes, cela ne fait rien car chez Print Value vous trouverez toujours un interlocuteur pour vous renseigner et vous aider à faire le meilleur choix.

Pour aller plus loin:

    Impression, dématérialisation, archivage et destruction, chez Print Value nous envisageons vos documents dans leur ensemble.

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